Stress Counseling

Christiane Roy, Psychologue

EMDR

Méthode de désensibilisation & retraitement par les mouvements oculaires

Comment fut développé l’EMDR ?

En 1987, la psychologue américaine Dre Francine Shapiro a découvert par hasard que les mouvements oculaires permettaient, sous certaines conditions, de diminuer la détresse associée à des souvenirs perturbateurs. Dre Shapiro a procédé à une étude scientifique de cet effet pour publier, en 1989, dans le Journal of Traumatic Stress, les résultats indiquant que l’EMDR avait permis de traiter avec succès des victimes de traumatismes. Depuis ce temps l’EMDR s’est développé et s’est raffiné si bien qu’aujourd’hui il est constitué de procédures standardisées qui intègrent des éléments de plusieurs approches thérapeutiques. En effet, cette approche comprend des protocoles standardisés qui focalise sur trois points dans le temps afin de permettre le travail thérapeutique:

1) le passé, là où se logent les souvenirs perturbateurs à la source de la souffrance;
2) le présent, à désactiver les déclencheurs du présent reliés à ce souvenir et qui activent
encore la détresse;
3) le futur, à préparer le futur en désensibilisant les anticipations et en vous aidant à
visualiser des réponses adaptatives.

Comment l’EMDR fonctionne-t-il ?

Selon Dre Shapiro, et sa théorie du Traitement Adaptatif de l’Information, toute situation à haut niveau de perturbation ou qui se produit sur une base chronique/répétée peut faire en sorte que notre cerveau ne soit pas en mesure de les intégrer (digérer) comme il est habituellement capable de faire avec nos expériences de vie. Lorsque ce type de blocage se produit, les émotions, les images, les sons, les sensations physiques associées à la situation restent bloquées dans le cerveau dans leur forme initiale. Ce sont ces traumatismes « non-digérés » qui seraient à la source de nos difficultés et perturbations présentes.

Le rôle de l’EMDR serait de réactiver la capacité naturelle de notre cerveau à digérer l’événement jusqu’à maintenant figé ou bloqué dans nos réseaux de la mémoire. Une fois le souvenir digéré, ou « retraité » comme on dit en EMDR, la détresse, les croyances négatives et les sensations physiques associées ne sont plus activée lorsqu’on repense au souvenir. On pense que l’EMDR agit de la même manière que la phase de rêve, pendant laquelle les yeux bougent rapidement, ce qui vient faciliter la « digestion » du matériel emmagasiné lors de nos expériences. On peut donc considérer que l’EMDR est une thérapie ayant des bases physiologiques permettant d’en arriver à concevoir les souvenirs perturbateurs sous un angle nouveau et avec moins de détresse psychologique.